Vie quotidienne (4) : S’orienter à Phnom Penh – Seconde partie

Nous avions laissé notre « expat » en goguette à Phnom Penh et en plein désarroi, se demandant comment faire pour retrouver le chemin de sa douce chaumière… Nous avons déjà vu que le numéro de la rue ne l’aiderait certainement pas beaucoup plus que le nom, d’ailleurs.
Le plus simple consiste en fait à essayer de se repérer par rapport aux sites connus de tous. Ainsi, lorsque nous habitions rue 51, quand je voulais expliquer à mon chauffeur de tuktuk où il devait me conduire pour retrouver mon garnement et ma douce moitié, je me lançais dans un long discours : « C’est rue 51, tu sais, rue Pasteur, pas très loin du Monument de l’Indépendance. Au sud de la pagode Lângka, à environ 500 mètres, entre la rue 310 et la rue 322, il y a un grand chantier de construction juste en face…. ». Mais cette méthode présente deux inconvénients : premièrement, il faut que vous sachiez quels sont les sites importants à proximité de l’endroit où vous voulez aller, et surtout, il faut soit que vous parliez khmer, soit que votre chauffeur parvienne à comprendre votre anglais (ce qui n’est pas gagné, même si vous maniez la langue de Shakespeare comme un rosbif de pure race).
« Aïe ! Que faire ? Décidément, je n’irai pas au Cambodge… », sont peut-être en train de penser les plus pessimistes.
Meuh non ! Ne vous inquiétez pas ! Il demeure une dernière solution, celle-ci imparable. Le salut est en effet proche si vous pensez à vous munir de ceci (ou de quelque chose d’équivalent) :
Cette petite image, empruntée aux pages jaunes cambodgiennes en ligne (ici) vous permet de situer votre rue dans son arrondissement (en cambodgien « khan », écrit ខណ្ឌ – le ឌ souscrit ne se prononce pas) et dans son quartier (en cambodgien « sângkat », écrit សង្កាត់). Les arrondissements sont relativement étendus, dès lors, si vous n’arrivez pas à vous souvenir des deux noms, souvenez-vous au moins du nom du quartier !
En effet, si les autorités cambodgiennes ont pensé à numéroter les rues, elles ont conservé aux arrondissements et aux quartiers leurs noms khmers ! On y gagne en poésie et en couleur locale ce que l’on y perd en facilité.
La carte ci-dessous est normalement destinée aux services postaux, puisqu’elle donne les codes postaux de tous les quartiers, arrondissement par arrondissement, mais elle vous sera d’un grand secours si jamais vous vous égarez dans une zone aux marges de la civilisation !
Sur la même page des « yellow pages », vous pourrez retrouver les noms des quartiers et arrondissements en vous aidant des codes postaux.
Je consacrerai prochainement un épisode la série « Vocabulaire » aux noms en khmer des lieux les plus connus de la capitale et un autre aux noms khmers des arrondissements et quartiers de Phnom Penh. Soyez à l’affût !

Advertisements
Cet article, publié dans Vie quotidienne, est tagué , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Vie quotidienne (4) : S’orienter à Phnom Penh – Seconde partie

  1. da dit :

    il faut avoir des transport en commun à phnompenh parce j’en a marre le moto et le bruiyants des voitures et des klaxonnement.
    il ya des trains électriques dans le capital est le bien venu.
    bah!on doit construire 300 milles encore grand édifice pour les logement sociaux.
    actuellement il ya beaucoup de monde qui n’a pas un logement confortable.
    Aller au boulots des gouverment de phnompeenh!
    dam

    • Pascal dit :

      Bonjour Da,
      Je suis à la fois d’accord, et pas d’accord avec vous.
      C’est vrai qu’un système de transports en commun bien organisé et fonctionnant bien serait le bienvenu, en particulier pour les zones un peu éloignées du centre. Un petit tram reliant la péninsule de Chroy Changva au centre de la capitale serait pas mal, par exemple. Ou encore, une petit ligne reliant l’aéroport au centre ville.
      Cela dit, Phnom Penh reste une petite ville, et n’a pas besoin, à mon humble avis, d’un réseau dense de métros ou autres comme Paris. Par ailleurs, les transports en commun rendraient inutiles les moto-taxis, tuktuks et autres cyclos. Cela mettrait pas mal de gens sur la paille.
      Pour ce qui est du logement social, c’est vrai qu’il y a beaucoup à faire (en fait, tout est à faire).
      Mais je pense qu’il faut un peu de patience : depuis mon premier séjour en 1992, beaucoup, beaucoup de choses ont changé, et pas mal en bien. Et du travail se fait malgré tout : on vient de refaire par exemple la rue dans laquelle j’habite, si bien que je ne suis plus obligé de me cramponner de toutes mes forces à l’armature du tuktuk, de peur de tomber, lorsque je rentre chez moi.
      Amicalement,
      Pascal

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s