Tourisme (6) : Phnom Chisor

Nous avions évoqué notre excursion au Phnom Chisor lors de la relation de nos agapes dominicales au Tonlé Bati (ici), qui avaient suivi notre dure ascension pédestre de cette « montagne » de 130 mètres d’altitude ! Voici la relation de cette très agréable escapade hors de la capitale cambodgienne.
Mais avant tout, une petite remarque d’ordre linguistique : le nom du lieu se prononce « phnom tchi-ceau », et non « chi-sor ». En effet le « r » de « chisor » n’est que la translittération du « r » final (រ) du nom khmer (ភ្នំជីសូរ), et comme le savent bien les lecteurs attentifs de Khmerologie, le រ en finale d’un mot se prononce généralement pas.
Mais revenons-en à notre montagne. Elle est située sur le territoire du village de Sla (ភូមិស្លា), commune de Rieng (ឃុំរៀង), district de Samrong (ស្រុកសំរោង), province de Takeo (ខែត្តតាកែវ), à environ 43 km au sud de Phnom Penh (on y accède en empruntant la route nationale 2). Comme de nombreuses collines cambodgiennes, le Phnom Chisor (phnom ភ្នំ signifie en cambodgien « montagne », ou plutôt, en l’occurrence « colline ») comporte à son sommet un temple, appelé aujourd’hui tout simplement « Temple de la colline Chisor » (ប្រាសាទភ្នំជីសូរ). Nous allons parler de ce temple dans un instant.
Nous avons emprunté l’escalier bétonné qui se trouve à l’ouest de la colline. Si vous manquez de souffle (comme moi), préparez-vous à souffrir un peu et à faire quelques pauses pendant l’ascension des 390 marches irrégulières qui composent l’escalier. Le fait que nous n’ayons pas accédé par l’entrée principale ne nous permet pas d’échapper au paiement du droit d’entrée (2 dollars par barang adulte) qui permet d’accéder au site du temple. Le temple est situé sur un terre-plein bordé de quelques constructions. Du terre-plein, on a une vue magnifique sur le plat pays cambodgien, constellé de cours d’eau, de champs, de cocotiers et de palmiers à sucre. La descente peut se faire par le côté sud, dont l’escalier compte 408 marches.
Le temple lui-même a été construit au début du XIème siècle, entre l’an 1000 et 1010, à l’époque du règne du roi Suryavarman Ier (សូរ្យវរ្ម័នទី១). Ce lieu était consacré au brahmanisme (ព្រហ្មមញ្ញសាសនា), religion de Suryavarman Ier, et non au bouddhisme, et il était dédié au culte des divinités hindoues Shiva et Vishnu. Le temple fut construit en latérite et en briques. On peut encore y voir des inscriptions et des bas-reliefs qui passionneront les férus d’archéologie.
Après la visite du temple, on peut faire un petit détour pour aller visiter un autre site, le « Prasat Neang Khmao » (Temple de la jeune fille noire, dont nous raconterons peut-être un jour l’histoire), deux petites tours anciennes situées dans un petit temple moderne très agréablement ombragé, avant de rentrer sur Phnom Penh… ou d’aller pique-niquer à Tonlé Bati !
Si vous voulez en savoir un peu plus, je vous invite à consulter l’Ultimate Cambodia Travel Guide (dont nous avons parlé ici) (pages 383-384), ou bien à lire l’article consacré à ce site sur la version anglaise (ici), ou sur la version khmère (ici) de Wikipedia. Si ce n’est pas assez, il vous reste encore la page consacrée au Phnom Chisor sur le site officiel du tourisme au Cambodge, ici.
La photo ci-dessous est la campagne cambodgienne vue du terre-plein du temple.

Advertisements
Cet article, publié dans Tourisme, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s