Vocabulaire (23) : Angkor – première partie

Ma fille adorée profite de l’intermède dont elle dispose entre la fin de son année universitaire et le début de son job d’été pour rendre visite à son vieux papa, ce qui me procure une joie immense. Comme elle est venue cette année avec son petit ami (មិត្តប្រុស comme on dit aujourd’hui – ce qui me procure une joie plus modérée), nous retournons à Angkor. Cette visite est l’occasion rêvée pour réviser un peu de vocabulaire touristique. Je me base pour le choix du vocabulaire de ce billet sur l’itinéraire proposé pour une visite de trois jours par le site Canby Publications, ici. Pour les noms en khmer, je m’appuie sur diverses sources, en particulier Wikipedia.
L’essentiel des sites et monuments fréquemment visités sur le site de l’ancienne capitale de l’empire khmer se trouve dans ce que l’on appelle le Parc Archéologique d’Angkor. Angkor (អង្គរ) est le nom générique moderne du site. Ce serait une déformation du mot នគរ, qui signifie « ville », que l’on retrouve par exemple dans le mot littéraire qui sert à désigner la police : នគរបាល. Le mot « Angkor » se retrouve dans deux noms célèbres : « Angkor Vat » (អង្គរវត្ត, វត្ត signifie ici « temple »), ou « Temple d’Angkor », et « Angkor Thom » (អង្គរធំ), ou « Angkor la Grande », qui est le nom de la capitale khmère construite par Jayavarman VII, que visita Zhou Daguan, et qui contient plusieurs sites majeurs : le magnifique temple Bayon (បាយ័ន), la « Terrasse des éléphants » (លានជល់ដំរី : លាន terrasse ; ជល់ signifie normalement « entrer en collision », je ne comprends pas l’utilisation de ce mot ici ; ដំរី éléphant), le Baphuon (បាពួន), le Phimeanakas (ភិមានអាកាស) et la Terrasse du roi lépreux (លានស្ដេចគម្លង់ : ស្ដេច roi, souverain (្ដ se prononce ici [d]) ; គម្លង់, orthographié aussi គំលង់ lépreux). Il existe bien entendu d’autres points d’intérêt à Angkor Thom, comme par exemple le pont avec les yakças (យក្ស, génies bienfaisants) placés de part et d’autre, maintenant fermement sous leurs bras deux nagas (នាគ ; ce mot signifie « naga », mais aussi « dragon »). Ce pont permet d’accéder à la porte sud de la cité (les portes sont appelées ici ខ្លោងទ្វារ). Il faut aussi signaler que, pour les besoins hydrauliques, des bassins appelés « baray » (បារាយណ៍) avaient été creusés.
D’après l’itinéraire proposé par Canby Publications, l’après-midi de ce premier jour pourra être consacré à la visite du temple Thommanom (ធម្មនន្ទ), puis du Takeo (តាកែវ), et enfin du Ta Prohm (តាព្រហ្ម) (notez que ce nom ne devrait pas être inconnu des lecteurs de Khmerologie, puisque nous avons parlé d’un sanctuaire qui porte le même nom qui se trouve dans la province de Takeo, à Tonlé Bati – voir ici).
Nous parlerons du programme du deuxième jour à l’épisode précédent.
Pour vous faire patienter en attendant, voici une vue d’ensemble de la partie centrale du complexe d’Angkor Vat, prise en février 2010.

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