Cinoche (4) : Same same but different

J’avais vu par hasard le film allemand Same same but different, de Detlev Buck dans le car entre Phnom Penh et Siemreap, et c’est avec plaisir que je l’ai récemment visionné à nouveau dans le confort de mon salon.
Ce film raconte l’histoire somme toute ordinaire d’un jeune Occidental rencontrant dans une boîte de nuit de Phnom Penh une jeune Cambodgienne, dont on soupçonne qu’elle est prostituée. Le jeune Allemand (Ben, joué par David Kross) tombe amoureux de Sreykaev (jouée par Apinya Sakuljaroensuk). Rentré en Allemagne, Ben reste en contact avec Sreykaev, qui lui apprend qu’elle est séropositive. Le film raconte comment Ben retourne au Cambodge pour aider la jeune fille à se procurer les médicaments nécessaires. Finalement, après quelques péripéties, Ben et Sreykaev.
Ce film de 2009 est tiré d’une histoire vécue. Il est une adaptation du roman publié par Benjamin Prüfer (le Ben du film) en 2007. Il a été présenté en 2009 au Festival international du film de Locarno.
Du point de vue purement artistique, cette œuvre cinématographique ne saurait être qualifiée de chef-d’œuvre. Elle a aussi le défaut, me semble-t-il, de présenter la nuit phnompenhoise sous un angle très défavorable. Les bars et boîtes de nuit sont décrits de façon extrêmement glauque. Tous les bars de Phnom Penh ne sont certes pas des endroits qui brillent par leur élégance et leur raffinement, mais je n’ai jamais eu l’occasion de fréquenter des établissements ressemblants à ceux dépeints dans le film. Mais peut-être est-ce parce que je ne fais pas partie de la faune des jeunes routards capables de survivre à Phnom Penh avec moins de deux dollars par jour ?
Du point de vue du témoignage, ce film est cependant des plus intéressants, car il est un assez bon reflet, me semble-t-il, des difficultés et des malentendus qui émaillent les relations entre Occidentaux et jeunes Cambodgiennes sans éducation et sans position que l’on peut rencontrer dans les lieux de plaisirs nocturnes de la capitale cambodgienne.
À voir donc, ne serait-ce que pour l’intérêt documentaire (je regrette cependant que l’actrice principale soit Thaïe !).
Si vous désirez en savoir plus, je vous invite à consulter la page en anglais que consacre Wikipedia à ce film (ici) (c’est de cette page que vient la photo de l’affiche ci-dessous), et même le site officiel du film (ici).

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