Tourisme : Kep : crabe et farniente

Kep, baptisée Kep-sur-Mer par les colons français, fut à l’époque coloniale la station balnéaire de prédilection des expats et de la bourgeoisie khmère. Aujourd’hui, c’est l’ancienne Kompong Saom, rebaptisée Sihanoukville, qui a remplacé Kep dans ce rôle.
En effet, Kep ne possède pratiquement qu’une plage étroite, qui de surcroit n’est pas d’une beauté transcendante, alors que Sihanoukville propose des kilomètres de plages de sable fin sur lesquelles viennent s’entasser pêle-mêle expats de Phnom-Penh, touristes de passage et post-hippies qui ont posé sur place leur sac à dos.
Kep n’en garde cependant pas moins un certain charme, ne serait-ce que par sa tranquillité et son atmosphère de petite ville endormie.
Le touriste sur-actif qui ne veut pas prendre le temps d’une sieste réparatrice pourra tout de même visiter le parc national qui se trouve ici, parcourir éventuellement le zoo qui n’est pas très loin, et même aller découvrir un parc aux papillons. Et si cela ne suffit pas, le mont Bokor est à moins d’une heure en voiture, et on pourra même pousser jusqu’à Kampot et visiter les champs de poivre ou les grottes qui abritent des vestiges angkoriens et pré-angkoriens. Et ceux qui sont vraiment en manque de plage et de baignade pourront passer une journée à se griller au soleil sur Tonsay Island, improprement nommée « île aux lapins ».
Photo : La plage de Kep

Pour ma part, le séjour de quelques jours que je fis Kep vers le milieu du mois d’octobre 2012 se résume pratiquement à deux mots : crabe et farniente.
Crabe parce que la ville de Kep est renommée pour ses fruits de mer, dont l’excellente étrille khmère (kdam seh), vendue sur le marché aux crabes et proposée accommodée de diverses façons par la vingtaine de restaurants de fortune qui étalent leurs tables à l’est du marché. La fraîcheur du crustacé n’est pas à mettre en doute : les crabes attendent patiemment leur dernière heure dans des nasses qui flottent non loin du rivage et dans lesquelles les vendeuses de crabes et les cuisinières puisent comme de besoin. En plus du crabe, bien sûr, on trouvera à profusion crevettes, calmars, poissons de mer, coquillages et autres délices, grillés, bouillis ou en sauce. La carte du plus achalandé des restaurants du marché, le Kimly Seafood Restaurant (voir ici le billet que j’y consacre sur Sinogastronomie), propose même de la raie et du requin, préparés de multiples façons !
Photo : Nasses où sont gardés les crabes

Quant au farniente képien, il se traduit par un doux séjour dans un bungalow de l’un des nombreux hôtels installés à flanc de colline à quelques dizaines de mètres à peine au nord du marché au crabe, face à la mer. Pour peu que l’on ait choisit l’établissement idoine, on pourra, allongé sur un hamac, un verre de boisson fraîche à la main, jouir du spectacle de la mer et des bateaux de pêcheurs qui filent sur l’eau. Et si la chaleur vous semble trop écrasante, vous aurez toujours la possibilité d’aller vous rafraîchir dans l’eau de la piscine que la plupart des auberges orientées vers la clientèle pas trop désargentée mettent à la disposition de leurs hôtes.
Photo : Vue sur la mer de notre bungalow

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