Bibliographie : Charles Meyer, Derrière le sourire khmer

Charles Meyer (1923-2004) est un Français qui a vécu 25 ans en Indochine, à partir de 1945, dont 15 ans au Cambodge (de 1946 à 1970). En 1971, il a publié chez Plon un livre qui à l’époque a fait grand bruit (on continuait à en parler lorsque j’ai débuté mes études de khmer en 1984), intitulé Derrière le sourire khmer.
La page des archives nationales du Cambodge qui présente la collection Charles Meyer que possède ces archives indique que Charles Meyer « fut l’assistant de S.A.R. Norodom Sihanouk et son conseiller en communication et relations publiques dans les années 1950 et 1960. Il appartenait au cercle intime du pouvoir pendant le Sangkum Reastr Niyum et fut l’auteur et/ou l’éditeur de nombreuses publications officielles du gouvernement et de revues au cours de cette période. Charles Meyer fut également l’auteur de plusieurs ouvrages sur le Cambodge. Il quitta le royaume en 1970 à la suite du coup d’état précédant l’avènement de la république Khmère… ». C’est dire qu’il a été extrêmement bien placé pour observer le Cambodge à cette époque.
Dans son ouvrage, Charles Meyer puise dans sa très bonne connaissance du pays, de son gouvernement et de ses rouages, pour dresser un tableau sans concessions et extrêmement intéressant du Cambodge depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, jusqu’au début de l’ère de la République khmère de Lon Nol.
Après quelques chapitres d’introduction présentant le cadre physique et l’histoire du pays, l’auteur retrace de façon détaillée et très claire l’histoire du Cambodge depuis 1945, le passage du protectorat à l’indépendance en 1953, l’évolution de la société cambodgienne jusqu’au début des années 1970, le rôle joué par Norodom Sihanouk, les luttes politiques internes, la politique extérieure, l’ascension de Lon Nol, le cheminement des Khmers Rouges (quoi que sur ce dernier point, l’analyse est sujette à discussion), le rôle des pays étrangers (dont la Chine, le Vietnam, la France et les États-Unis).
« Ce livre lui valut de solides inimitiés, dont celle du roi », explique le site des Lettres du Mékong. J’ai pour ma part dévoré ce livre de 400 pages, même s’il date un peu.
Une copie est disponible à la bibliothèque de l’Institut Français du Cambodge à Phnom Penh.
(Charles Meyer est également l’auteur d’un autre ouvrage intitulé Les Français en Indochine (1860-1910).)

Sources : Site des Archives Nationales du Cambodge (ici)
Blog Kampot Museum (ici)
Site Lettres du Mékong (ici)

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