Bibliographie : Mao Samnang, Lueur de la lune

Parmi les rares écrivains cambodgiens qui vivent de leur plume, se trouve la romancière Mao Samnang (ម៉ៅ សំណាង), connue aussi sous le pseudonyme de « Tonsay » (ទន្សាយ, littéralement « lièvre »). You Bo (យូបូ), président de l’Association des Écrivains Khmers, disait en 2005 à une journaliste du Phnom Penh Post que seuls deux auteurs arrivaient à vivre de leur plume : Mao Samnang, donc, et Pal Vannarirak (dont j’avais présenté ici le roman Parfum de fleur sauvage). La situation ne semble guère s’être améliorée depuis pour les écrivains khmers.
Mao Samnang est une romancière extrêmement prolifique : elle a à son actif plus de 200 romans publiés (elle a commencé à écrire au début des années 1980), et plus de 100 pièces de théâtre, ainsi que plusieurs scénarios de films. Ses livres se trouvent dans les rayons de toutes les librairies cambodgiennes.
Je viens de terminer la lecture de l’un de ses romans, Lueur de la lune (ពន្លឺច័ន្ទ្រ). Ce livre a été publié en 2005, et a remporté le prix littéraire Preah Sihanouk Reach (រង្វាន់អក្សសិល្ប៍ « ព្រះស៊ីហនុរាជ »).
L’intrigue se déroule à Phnom Penh, à l’époque contemporaine (l’histoire commence en 1998). On suit les aventures et les mésaventures de trois jeunes couples, qui, après bien des péripéties (enlèvement, meurtre, tentative de meurtre, prison, hôpital, trahison, handicap miraculeusement guéri, amour impossible, quiproquos…) finissent par se retrouver et s’unir.
Le message du roman est clairement moralisateur : les personnages qui agissent mal finissent mal, ceux qui retrouvent la voie correcte se voient récompenser de leurs efforts, et les personnages positifs finissent par être récompensés. Plusieurs personnages n’hésitent d’ailleurs pas à faire la morale à leurs interlocuteurs. Les règles sociales sont strictement respectées, qu’il s’agisse de demandes en mariage faites dans les formes, de respect des parents et d’obéissance…
La langue employée est volontairement simple, la romancière expliquant qu’elle souhaite faire passer auprès de son jeune lectorat un message positif, en l’enjoignant à respecter les valeurs khmères traditionnelles et la morale bouddhique. (Voir à ce sujet un article consacré sur le Phnom Penh Post à la littérature khmère populaire, ici.)
Je vous invite chaleureusement à acheter ce roman chez votre meilleur libraire. Il a été publié en 2005 aux Éditions Angkor. (Une copie pirate est disponible en ligne, voir sur cette page.)
Voici la couverture de mon exemplaire :
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