Bibliographie : Chin Oddom, L’amour à contre-sens

On m’a récemment prêté un exemplaire d’un court roman absolument hors normes, d’un auteur appelé Chin Oddom (ចិន្ដ ឧត្តម), intitulé L’Amour à contre-sens (ស្នេហ៍បញ្ច្រាសទិស). Je n’ai rien réussi à apprendre de cet auteur. Il n’est pas mentionné dans l’ouvrage de référence de la littérature cambodgienne moderne et contemporaine, l’excellent Littérature cambodgienne du XXème siècle – Écrivains et textes, du professeur Khing Hoc Dy. Interrogé par ailleurs, le professeur Khing me dit ne connaître ni l’auteur ni le livre ; il s’est renseigné auprès de ses collègues spécialistes de la littérature cambodgienne moderne, sans plus de succès !
L’édition que l’on m’a prêtée est une réédition publiée en 2002 par la librairie Angkor Thom d’un roman paru pour la première fois en 1973. Ce qui rend cette œuvre unique est le sujet qu’elle traite : le roman raconte en effet l’histoire tragique d’un inceste entre un frère et une sœur. Les deux jeunes protagonistes, Vann et Vanny, s’aiment d’un amour véritable, et vont jusqu’à entretenir des relations charnelles. Les relations physiques des deux personnages sont décrites de façon sans détour, mais toujours avec beaucoup de tact.
Le frère s’interroge en outre sur l’interdit qui frappe cette relation incestueuse, et s’interroge également sur les relations incestueuses entre mère et fils. Il s’appuie pour sa réflexion sur plusieurs références culturelles et littéraires, khmères ou occidentales.
Le roman est assez court (80 pages), et le texte est d’un abord assez aisé.
À ma connaissance, il n’existe pour l’instant aucune traduction en langue étrangère de ce texte hors normes.
Un autre livre a pour auteur Chin Oddom. Ce roman, intitulé Un abîme de souffrances (អន្លង់ទុក្ខ), également une histoire d’amour tragique, est beaucoup plus conventionnel, et beaucoup moins intéressant. Les deux romans se trouvent dans le catalogue de la médiathèque de l’Institut Français du Cambodge à Phnom Penh.
Ci-dessous, la couverture de l’exemplaire de L’amour à contre-sens qui m’a été prêté :

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