Bibliographie : Steven Boswell, King Norodom’s Head

Steven Boswell est un Américain qui a enseigné l’anglais pendant neuf ans à l’Université Royale de Phnom Penh. Il est venu au Cambodge en septembre 2000 et, comme de nombreux Occidentaux, a cédé au charme du royaume qu’il n’a pas quitté depuis.
Après avoir visité les sites de la capitale recommandés par les guides touristiques (Palais Royal, Musée, Wat Phnom, S-21…), il a commencé à parcourir la ville pour y découvrir des endroits moins connus, mais pas moins intéressants. De ses découvertes, il a fait un livre publié en 2016, intitulé King Norodom’s Head – Phnom Penh Sites Beyond the Guidebooks.
En trente chapitres, Boswell présente aux curieux des endroits méconnus du grand public. Au-delà des simples descriptions, l’auteur s’est livré à des recherches sérieuses qui lui ont permis de recueillir foule d’informations fort intéressantes. Les sites eux-mêmes sont en réalité le prétexte pour parler de la grande et de la petite histoires de la capitale cambodgienne.
Ainsi, le chapitre 2, « André Malraux Dined Here », dans lequel il est question de l’ancien « Grand Hôtel », partiellement transformé aujourd’hui en établissement de restauration rapide, Boswell raconte les aventures cambodgiennes du grand écrivain qui fut Ministre de la Culture du Général De Gaulle, c’est-à-dire la piteuse tentative de Malraux de dérober des bas-reliefs du temple de Banteay Srei.
Le chapitre 10, « Thorani, the Earth Goddess », prend le prétexte de la statue qui représente cette divinité, dressée sur le terre-plein du carrefour où se croisent les boulevards Charles De Gaulle, Monireth et de Tchécoslovaquie, pour nous raconter l’histoire de Thorani, qui vint au secours de Bouddha en faisant jaillir de sa chevelure des flots peuplés des animaux les plus terribles pour défaire les armées de Mara.
En plus du chapitre consacré à Malraux, le lecteur français sera certainement intéressé, entre autres, par les chapitres 8 (« The Mysterious Frenchman of Wat Phnom »), 9 (« Le Monument aux Morts »), 11 (« Signs of France ») ou encore 16 (« François Bizot’s Gate »), dans lesquels il est question de l’action de la France et des aventures de ses ressortissants au Cambodge.
Le titre du recueil, King Norodom’s Head, fait allusion à la légende tenace selon laquelle la statue équestre du roi Norodom que l’on peut voir dans l’enceinte de la Pagode d’Argent, au Palais Royal, aurait été en réalité une statue de Napoléon III, la tête de l’empereur honni ayant été remplacée in extremis par celle du souverain cambodgien.
Pour chacun des chapitres, l’auteur donne la bibliographie des sources dans lesquelles il a puisé ses informations.
Autant que je puisse en juger, le livre me semble fort bien écrit et l’impression est en outre d’excellente qualité. C’est en tout cas avec beaucoup de plaisir que j’ai lu cet ouvrage, publié chez NIAS Press (ISBN : 978-87-7694-178-9).

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