Faune : Cochon aquatique

Dans un article publié le 27 juin 2020 sur le site du Ministère de l’Information (ici), Monsieur Ut Vibol, Directeur de l’Administration des Pêcheries, appelle l’ensemble de la population, et notamment les pêcheurs côtiers, à participer à l’effort de protection d’une espèce marine en voie de disparition, appelée en khmer le « cochon aquatique » (ជ្រូកតឹក [chruk teuk]). Une recherche rapide dans un dictionnaire en ligne m’apprend que c’est sous ce nom exotique que les Khmers désignent une espèce maritime rare : le dugong (Dugon dugong).
Le dugong est une espèce de mammifères marins qui vit sur les littoraux d’une zone qui va de l’Océan Indien à la partie occidentale du Pacifique. Il est, avec les trois espèces de lamantins, l’une des rares espèces qui subsistent du genre des siréniens. En français, on le connaît aussi sous les noms de vache marine et d’halicore. Il est également nommé dugong en anglais, et en chinois, on l’appelle « rúgèn » (儒艮) (c’est, je pense, est une transcription phonétique du nom dugong qui est d’origine malaise), ainsi que sous les noms évocateurs de « vache de mer » (海牛 [hǎiniú]), de « cochon de mer » (海猪 [hǎizhū]), et même de « chameau de mer » (海骆驼 [hǎiluòtuó]).

Aire de répartition du dugong

Il a une silhouette potelée, peut atteindre 3 à 4 mètres de long, pour un poids respectable de 500 kg. Il peut vivre jusqu’à soixante-dix ou quatre-vingts ans.
Le dugong se tapisse dans les herbes marines qui couvrent le fond du littoral peu profond et il est difficile à observer, car craintif. On peut cependant trouver des traces de son passage sur la végétation marine. Il s’agit d’une espèce en voie de disparition et cela pour diverses raisons. La raison principale est probablement son mode de reproduction : il atteint la maturité sexuelle vers l’âge de dix ans. La femelle ne donne naissance qu’à un petit tous les 4 à 5 ans, après une gestation qui dure de 12 à 14 mois. Le petit ne sera sevré qu’à l’âge de 18 mois.

Allure générale

Une autre cause de sa situation précaire est la destruction de son habitat. Le dugong peut en réalité servir de témoin de la qualité de l’environnement : il ne survit que dans les zones où les conditions écologiques sont favorables. Il n’est plus guère chassé pour sa chair, mais il est parfois pris dans les filets des pêcheurs ou blessé par les hélices des bateaux à moteur.
Localement, le dugong est présent sur le littoral des provinces de Kampot et de Kep, et la province vietnamienne voisine de Kiên Giang. On le sait d’une part parce que l’on retrouve les traces de son passage, et d’autre part parce qu’il arrive, rarement, que l’on retrouve sur les plages du Cambodge un corps de dugong échoué.

Tête du cochon aquatique

On estimait en 2006 qu’il subsistait quelque 70 000 dugongs dans le nord de l’Australie et 6 000 dans le Golfe Persique. Au Cambodge, la population de dugongs se situerait entre 15 et 20 individus seulement, et elle serait en déclin.
(Toutes les images qui illustrent le présent billet, ainsi qu’une partie des informations, proviennent de l’article en français que Wikipedia consacre au dugong.)

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