Cambodge : Le lilas des Indes, une plante aux multiples bienfaits

(NB : J’ai publié la version initiale de cet article sur Tela Botanica le 17 juillet, 2020, voir ici.)
Au Cambodge, le lilas des Indes (Lagerstroemia speciosa), appelé en khmer « en-te-nél »(ឥន្ទនេល) (pour la variété à tronc rugueux) ou « trâ-baèk prèi » (ត្របែកព្រៃ) (pour la variété à tronc lisse), est souvent cultivé comme plante ornementale. Il faut dire que ses jolies fleurs aux teintes qui vont du blanc au pourpre, délicates, aux pétales d’aspect fragile, constituent un spectacle fort agréable lorsque les arbres de l’espèce, qui peuvent atteindre au Cambodge une hauteur d’une quinzaine de mètres, se couvrent de fleurs.
L. speciosa est natif d’Inde et d’Asie du Sud-Est. Il est largement répandu, depuis le sud de la Chine jusqu’en Australie, en passant par l’Asie du Sud-Est péninsulaire, les Philippines et le Japon. La lilas des Indes est aussi connu sous le nom de « reine des fleurs » et, en anglais, sous celui de « queen’s flower ». On parle en chinois de « lilas à grandes fleurs » (大花紫薇 [dàhuā zǐwēi]) ou de « lilas à grandes feuilles » (大叶紫薇 [dàyè zǐwēi]).
Les inflorescences forment des panicules longues de 20 à 40 centimètres. Chaque fleur individuelle est composée de six pétales et elle est pourvue en son centre d’un grand nombre d’étamines. Les fleurs de cette espèce s’épanouissent une fois par an.

Fleurs et feuilles de lilas des Indes dans la rue 154, près de la rue 15, à Phnom Penh

Aux Philippines, à Taiwan et au Japon, les feuilles sont utilisées pour fabriquer des préparations théiformes. Cette plante fait partie des 69 végétaux qui font l’objet d’une promotion par le Département de la Santé des Philippines. Au Vietnam, les jeunes feuilles seraient consommées comme des légumes.

Tronc du lilas des Indes (crédit photo : J.M.Garg / CC BY-SA) (La photo vient de l’article en anglais que Wikipedia consacre à cette espèce.)

Au Cambodge, on dit que les infusions de l’écorce seraient efficaces contre les diarrhées, tandis que les fleurs et les fruits mûrs contiendraient un produit similaire à l’insuline, qui serait prometteur dans le traitement du diabète.

Fleurs et feuilles dans l’ouest du Bengale, Inde (crédit photo : J.M.Garg / CC BY-SA)

En médecine chinoise traditionnelle sont utilisées la racine et les feuilles. Les racines, recueillies de préférence en automne et en hiver, sont soigneusement rincées, débitées en rondelles et mises à sécher, tandis que les feuilles, récupérées à l’été et à l’automne, sont simplement mises à sécher. Les graines ont des propriétés narcotiques. Pour les praticiens de médecine chinoise, cette plante aide à traiter le diabète, mais elle aurait aussi des vertus cicatrisantes et de détoxification.

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