Cinoche (1) : Mae Nak

J’inaugure ici une nouvelle rubrique qui sera consacrée aux films, de fiction ou documentaires, cambodgiens, sur le Cambodge… ou en cambodgien. J’ajoute « ou en cambodgien », car je commence cette série par un film thaï (je m’explique plus bas) que j’ai vu hier au Cineplexs : Mae Nak (« étrangement », me semble-t-il de prime abord, le titre khmer est « នាងណាត », « Nieng nat »)
La bande annonce regardée sur le site du Cineplexs (voir ici) m’avait singulièrement fait penser à un film thaï intitulé Nang Nak, dont j’avais acheté le DVD en Chine il y a quelques années, sur la recommandation du vendeur de DVD. Ce « film d’horreur » (je mets film d’horreur en guillemets car cette appellation laisse souvent supposer qu’il s’agit d’un nanar sans trop d’intérêt), réalisé par Nonzee Nimibutr et sorti en 1999, raconte une histoire très connue en Thaïlande (et donnée pour vraie), celle d’un jeune homme qui, revenant de la guerre, retrouve son épouse et son jeune fils, qui sont en fait des fantômes (pour en savoir plus sur ce film, je vous invite à lire l’article qu’y consacre Wikipedia, ici). J’avais à l’époque trouvé cette œuvre cinématographique de très bonne qualité, et j’en garde un excellent souvenir.
Mon « intuition » était plus que justifiée, puisque Mae Nak traite exactement du même sujet (mais en en trois dimensions), et qu’il s’agit en fait d’un film thaï doublé en khmer (et sous-titré en anglais), ce que ne dit pas la petite présentation du site du Cineplexs ! Un peu déçu, je me dis en guise de « consolation » que c’est à moi qu’il faut imputer la déception et que les Khmers connaissent l’histoire et ne s’y laissent pas prendre… D’autant plus que la prononciation du titre khmer (« Nieng nat », qui est la prononciation khmère du titre thaï นางนาก) aurait dû m’alerter !
Malheureusement, ma déception ne s’est pas arrêtée pas à mon quiproquo linguistique ! Visiblement, les producteurs ont voulu profiter du succès planétaire du cinéma tridimensionnel, pour produire à bon marché un navet qui ne manquerait pas d’attirer un public peu averti mais nombreux, frémissant d’avance aux scènes de mains sanguinolentes sortant de l’écran pour le saisir à la gorge et autres joyeusetés tridimensionnelles.
Le film est assez mal tourné, le scénario extrêmement confus (il faut parfois faire un effort pour comprendre l’enchaînement et malgré mes efforts réels, je n’ai pas encore tout compris), et le style assez médiocre. J’aime d’ailleurs assez une critique en anglais (voir ici) disant que les producteurs aurait dû prévoir la fourniture de lunettes spéciales garantissant que les yeux des spectateurs restent ouverts tellement le film est ennuyeux ! Je me suis effectivement assoupi deux ou trois fois, et heureusement que les cris apeurés des jeunes Cambodgiennes qui m’entouraient m’ont empêché de sombrer dans un sommeil plus profond !
Bref, si vous avez un temps démesuré à perdre et si vous avez une énorme envie de dépenser cinq dollars inutilement, Mae Nak est fait pour vous !
Je vous parlerai au prochain épisode d’un film khmer (cette fois j’en suis sûr), visionné également au Cineplexs : Lost Loves.

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