Intermède musical : Aok Sokhun Kanha, Amants de fortune, amours véritables

Aok Sokhun Kanha est décidément l’une des meilleures chanteuses dans le Cambodge d’aujourd’hui. C’est aussi l’une des plus populaires. Il y a quelques années (je n’ai pas retrouvé la date exacte), elle a interprété une chanson qui reste très appréciée des Khmers : សង្សារលេងៗ ស្រលាញ់មែនទែន, littéralement « amoureux pour s’amuser, s’aimer pour de vrai ». J’ai découvert ce titre à l’occasion d’une sortie nocturne dans un petit bar d’une ruelle mal éclairée de la capitale, dans lequel on me passe mes caprices et me laisse écouter les chansons khmères de mon choix. C’est l’une des jeunes filles accortes et court-vêtues qui officiaient dans l’établissement qui m’a proposé ce titre de Kanha, que voici (le clip vient de Youtube) :

Lors de mes recherches concernant cette chanson, j’ai découvert qu’il s’agissait en réalité de l’adaptation cambodgienne d’une chanson interprétée par la chanteuse coréenne Suki en 2010, intitulée La la la (라라라). Si vous voulez écouter l’original, je vous invite à cliquer sur ce lien qui vous amènera sur le clip de la chanson coréenne sur Youtube.
La mélodie de la chanson est superbe, et c’est pourquoi elle a été aussi reprise dans une chanson interprétée en 2012 par la Chinoise Cui Zige 崔子格 [cuī zǐgé], dans la pièce intitulée en mandarin Divination (《卜卦》 [bǔguā]), dont vous pourrez voir le clip ici.
(Remarquons au passage que les textes des trois versions racontent des histoires très différentes.)

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Idiotismes : Les meurtres ne restent jamais impunis !

Dans le roman Les Brigands du mont Ro’ang, je découvre une expression idiomatique, utilisée pour parler d’une vengeance exercée à l’encontre d’un meurtrier :
ឈាមស្រែកស្បែកហៅ
ឈាម sang
ស្រែក crier
ស្បែក peau
ហៅ appeler
La traduction littérale est : « Le sang crie, la peau appelle ».
Cette expression idiomatique est couramment utilisée, notamment dans la presse, pour désigner une vengeance, ou la rétribution d’un crime.

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Bibliographie : Manon Istasse, Eating in Northeastern Cambodia

(Je reprends ici, en l’adaptant légèrement, un billet que j’ai publié le 22 janvier 2017 sur Sinogastronomie.)
Manon Itasse est une anthropologue belge, qui a passé plusieurs mois dans le Ratanakiri pour y étudier l’alimentation dans quelques villages de la province. Les résultats de son travail ont été publiés par les éditions White Lotus sous la forme d’un livre intitulé Eating in Northeastern Cambodia – A Socio-Anthropological Approach to Highland Food in Ratanakiri (« Manger dans le nord-est du Cambodge – Une approche socio-anthropologique de l’alimentation des montagnards du Ratanakiri »).
Le livre est un le fruit d’un travail scientifique dont le but était de dresser un tableau aussi exact que possible de l’alimentation dans les hautes terres du nord-est du Cambodge. Il ne s’agit donc pas d’une œuvre littéraire ; le style est donc assez fade et manque d’une élégance qui rendrait la lecture plus agréable. L’anglais dans lequel le livre est écrit n’est pas de bonne tenue, mais je n’ai pas noté d’erreurs majeures.
Cependant, à mon humble avis, le principal défaut de l’ouvrage réside dans la méconnaissance que l’auteure a du Cambodge en général, et de la nourriture cambodgienne en particulier. (Manon Itasse n’a aucune connaissance préalable du Cambodge.) De ce fait, des descriptions sont faites qui semblent parfaitement inintéressantes, car elles portent sur des points qui relèvent de la connaissance la plus élémentaire du pays et de ses habitants. Des connaissances de base relatives au pays, à ses habitants, et à leur alimentation, auraient sans doute permis à l’auteure de réaliser un travail plus pertinent et allant plus en profondeur.
Les répétitions sont également nombreuses, et les erreurs innombrables lorsque l’auteure veut donner les noms en khmer des aliments, ingrédients et autres. Les fautes d’orthographe (en khmer) ne se comptent plus, et les mots donnés en écriture khmère ne correspondent parfois absolument pas aux choses dont il est question.
Cela dit, l’ouvrage n’est pas complètement inintéressant. Il donne des informations précieuses sur l’histoire récente de l’alimentation dans le Ratanakiri, et sur l’évolution de la nourriture des « montagnards » et autres habitants des hauteurs de la province. Les descriptions qui sont faites des problèmes posés aux habitants de la région par l’essor sans précédent des plantations commerciales, qui sont souvent à l’origine de l’accaparement de terres par les sociétés qui exploitent ces plantations, la réduction de la surface occupée par les forêts (qui est une importante source d’aliments pour les villageois), et de la raréfaction des terres disponibles pour l’agriculture sur brûlis traditionnellement pratiquée par les « Khmers Leu » (ខ្មែរលើ, [khmaer leu], les « montagnards »), sont très instructives.
Quelques passages concernant par exemple la fabrication de la « bière de riz » (ou « vin de jarre »), l’alimentation lors des fêtes et cérémonies traditionnelles, les interdits alimentaires, l’organisation des repas, etc., m’ont beaucoup intéressé.
L’ouvrage est édité à Bangkok par White Lotus Press. Il a été publié en 2016. ISBN : 976-974-8495-45-3.
Ci-dessous, la couverture de mon exemplaire :
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Conte : Paon d’or, la harpie

Il y a quelques jours, nous avions publié ici l’adaptation du célèbre conte cambodgien « Les femmes et le paon d’or », en expliquant que l’invective de « femme paon d’or » (ស្រីក្ងោកមាស), jetée à la figure d’une jeune femme à laquelle son amant reprochait le manque de loyauté, tirait probablement son origine de ce conte. En parcourant un petit recueil de contes cambodgiens, j’ai la surprise de trouver un autre conte qui porte le même titre, mais qui rapporte une histoire toute différente, qui se semble être bien mieux adaptée à l’insulte. Voici donc mon adaptation de l’histoire de Madame Paon d’or, la harpie…
Il était une fois une femme dénommée Paon d’or, femme mauvaise et sans vertu, qui se distinguait de surcroît par son caractère acariâtre et son manque de considération, que ce soit pour son époux, ses esclaves ou ses serviteurs.
Cette dame avait à son service une jeune femme appelée Kaley. Lorsque cette dernière fut enceinte, Paon d’or redoubla d’injures et de coups envers la jeune femme, lui ordonnant d’exécuter les travaux les plus lourds, sans jamais manifester la moindre compassion, allant jusqu’à refuser de lui donner toute nourriture fraîche, ne lui laissant que les reliefs de ses repas.
Alors que Kaley était presque au terme de sa grossesse, Paon d’or n’eut pas la moindre once de pitié, ni la moindre considération pour les souffrances de la jeune femme. Elle lui ordonna de transporter l’eau à la palanche, de piler le riz, de transporter de lourdes charges de l’étage au sol et du sol à l’étage. Elle voulait la briser, de façon à lui ôter l’envie de toute nouvelle grossesse, car cela affectait le service de Kaley.
Le jour de l’accouchement, Kaley commença à avoir mal au ventre dès le milieu de la nuit. Elle dormait alors seule dans la cuisine. Paon d’or avait en effet envoyé le mari de Kaley travailler à la rizière tout un mois, pendant lequel il ne put voir son épouse.
À l’aube, alors que Kaley souffrait le martyr, Paon d’or hurla pour la faire lever, en lui ordonnant d’amener l’eau au potager pour arroser les cultures. Le spectacle était pitoyable. Mais Kaley était pauvre, elle était esclave, et n’avait pas le choix. Elle rassembla toutes ses forces, et essayer de se lever pour se traîner jusqu’aux seaux d’eau, mais n’y parvint pas. Les convulsions la secouaient impitoyablement. La jeune femme gémissait aussi faiblement qu’elle le pouvait.
Lorsqu’elle entendit ces gémissement, Paon d’or se précipita sur Kaley pour la forcer à porter l’eau. La jeune femme salua alors sa maîtresse les mains jointes et l’implora : « Madame ! J’ai très mal au ventre, les douleurs n’ont pas cessé depuis le milieu de la nuit, je vous prie, aidez-moi ! » Mais la maîtresse, loin de s’apitoyer, se saisit de la palanche et se mit à frapper la jeune mère de toutes ses forces, en criant à son intention : « Tu n’as pas la moindre jugeote, tu ne penses qu’à prendre du bon temps avec ton mari ! Ne sais-tu pas donc que tu es mon esclave ! Je vais te frapper jusqu’à ce que tu en meures, toi et l’enfant que tu portes ! » Les voisins, entendant les vociférations de la maîtresse, la supplièrent de les laisser prendre la parturiente avec eux, pour qu’elle puisse accoucher chez eux. Paon d’or se désintéressa alors de Kaley et ne daigna pas même lui prodiguer les moindres soins.
Le mari de Paon d’or, même s’il éprouvait de la pitié pour Kaley, n’osait pas se porter à son secours. Il avait aussi peur de sa femme que Kaley. Lorsqu’il irritait sa femme, cette dernière lui lacérait les vêtements et le visage, et allait jusqu’à lui écraser les testicules jusqu’à presque les briser et lui faire perdre conscience.
À peine deux jours après l’accouchement de Kaley, Paon d’or lui ordonna de reprendre le travail, pour transporter l’eau, piler le riz et accomplir les tâches les plus lourdes. Elle ne lui laissait aucun repos et même lorsque le nouveau-né pleurait parce qu’il était affamé, elle ne laissait pas Kaley l’allaiter. Kaley ne pouvait s’approcher de son enfant qu’une fois son labeur achevé.
Deux années plus tard, Paon d’or tomba malade et mourut. Elle se trouva réincarnée en un bébé que Kaley porta dans son ventre. Kaley, lorsqu’elle s’en rendit compte, prit le fœtus en aversion. Elle fit tout ce qu’elle put pour avorter, car elle ne voulait pas de cet enfant dans son ventre. Elle prit des médicaments pour faire partir le fœtus, elle appuya des pierres chaudes sur son ventre, elle demanda même à une sage-femme de l’aide à se débarrasser de l’enfant… Mais Paon d’or avait tellement commis d’actes mauvais, qu’elle dut continuer à subir toutes ses peines dans le vente de Kaley.
Lorsque Kaley accoucha, elle, ainsi que les autres membres de la maisonnée et les voisins, haïrent la petite fille qui venait de naître. Chaque jour, Kaley allaitait à peine l’enfant, se désintéressait d’elle et la laisser dormir sur des haillons ; même lorsque le nouveau-né se souiller, sa mère ne s’en souciait pas, et ne prenait la peine de la laver lorsqu’elle avait fini son travail.
Lorsque la petite fille eut dix ans, Kaley la fit travailler à sa place, lui ordonnant de transporter l’eau à la palanche, la battant sans arrêt et ne lui accordant aucun repos. La fillette était occupée du matin au soir, et ne recevait en guise de nourriture que ce qui restait des repas de sa mère. Lorsqu’elle fut en âge de se marier, un ivrogne la prit pour femme, et lorsqu’elle fut enceinte, l’ivrogne la battit tant et si bien qu’elle mourut avec son enfant.

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Bibliographie : George Watt, Commercial Products of India

De nombreux végétaux que l’on trouve au Cambodge ont été introduits d’Inde. Dès lors, les sources indiennes peuvent souvent être consultées par quiconque s’intéresse aux plantes khmères.
À la recherche d’informations sur le palmier de Palmyre (Borassus flabellifer), ou palmier à sucre (ត្នោត [tnaot]), je vois cité dans un article l’ouvrage de George Watt intitulé Commercial Products of India.
George Watt (1851-1930) était un médecin et botaniste éminent, à qui l’on doit un travail majeur : The Dictionary of Economic Products of India, en six volumes. L’ouvrage Commercial Products of India est une version abrégée de ce dictionnaire, en seulement un volume (de 1200 pages). Cet abrégé fut publié à Londres en 1908.
L’article consacré au palmier à sucre est très intéressant (pp. 169-171), et fourmille de données sur les usages multiples des différentes parties de ce palmier, qui est absolument primordial au Cambodge. (G. Watt parle même d’un poème tamil qui citerait 800 usages de ce palmier.)
Cet ouvrage est extrêmement intéressant pour les « khmérologues », qui y trouveront des informations précieuses sur les plantes utilisées au Cambodge.
L’Université de Toronto a numérisé l’ouvrage et l’a rendu disponible gratuitement au téléchargement, sur cette page web.

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Conte : Les femmes et le paon d’or

Dans un roman cambodgien, je lis qu’une jeune fille à laquelle est reprochée son manque de loyauté est qualifiée de « femme au paon d’or » ស្រីក្ងោកមាស [srey kngaok mies] (ក្ងោក [kngaok] est le nom cambodgien du paon). Une simple recherche sur Internet me permet de découvrir que cette « insulte » fait référence à un conte bien connu des Khmers, celui des femmes et du paon d’or. Voici ce conte :
Il était une fois un homme qui avait reçu de son père la recommandation suivante : « N’épouse pas une femme abandonnée par son mari ni une vieille fille, épouse seulement une jeune fille chaste et vertueuse, ou une veuve ; ne prend pas pour ami un homme qui a eu trois maîtres. » Mais, faisant fi de la recommandation paternelle, l’homme en question épousa justement les quatre types de femmes décrites par le père, et prit comme ami un homme qui avait eu trois maîtres, pour voir ce qu’il adviendrait.
Un jour, le paon d’or du roi vint près de chez l’homme à la recherche de nourriture ; l’homme, pour voir ce qu’il adviendrait, attrapa le volatile, l’attacha et le dissimula dans une cage, non sans avoir pris le soin de donner à l’animal de l’eau et de la nourriture. L’homme prit ensuite un coq plantureux, le débita et le mit à cuire. Au moment de déguster la bête, l’homme convia au festin ses quatre épouses et son ami. Pendant le repas, faisant mine de se délecter, l’homme déclara : « Ce que nous dégustons, c’est la chair du paon d’or royal, que j’ai tué en cachette. »
Son paon d’or ayant disparu, le roi fit faire une annonce publique afin que l’on se mît à la recherche de l’animal. La femme abandonnée et la vieille fille allèrent trouver la jeune fille et la veuve, et proposèrent : « Allons voir les serviteurs du roi pour leur dire que notre mari a fait un sort au paon du roi pour s’en repaître. Pourquoi protéger notre homme, lui qui nous bat et nous maltraite sans cesse ! » Entendant cela, la jeune ville et la veuve supplièrent : « Non ! Nuire ainsi à son mari, c’est mal ! » Ce à quoi la vieille fille et l’abandonnée répliquèrent : « Même si vous n’êtes pas d’accord, nous irons dénoncer notre mari ! » Cela dit, les deux femmes allèrent déclarer aux serviteurs royaux : « Notre mari a volé le paon du roi pour le manger ! » À cette nouvelle, les fonctionnaires du roi se saisirent sans tarder de l’homme, et le présentèrent au roi en l’informant de ce qui s’était passé. Le roi fit emmener l’homme pour qu’on l’exécute sans tarder. Lorsque le cortège arriva aux portes du palais, le portier refusa d’ouvrir les portes en demandant : « Vous qui vous présentez avec ce condamné, avez-vous bien examiné l’affaire ? » Et il conta l’anecdote suivant à ceux qui emmenaient le malheureux :
Il était une fois un riche qui élevait 500 chiens. Une nuit, un voleur creusa un tunnel pour s’introduire chez le riche, lui déroba ses richesses, et les mit dans le tunnel. Les chiens du riche se précipitèrent sur le voleur, et le mordirent tant et si bien que l’infortuné mourut dans le tunnel. Le lendemain matin, le riche, se réveillant et découvrant que tous ses biens lui avaient été dérobés, s’emporta contre ses chiens : « Ils sont incapables de rien garder, qu’on les abatte tous ! » Mais lorsque l’odeur du cadavre du voleur fut perceptible, on découvrit le corps dans le tunnel, et le riche regretta sa décision hâtive.
Entendant cela, le serviteur du roi chargé d’exécuter l’ordre de son souverain, renvoya le condamné pour que l’on fît son procès. Lorsque le roi interrogea l’homme à propos de l’assassinat du paon d’or, l’homme répondit humblement : « Majesté, ce paon n’est pas mort, je l’ai placé en lieu sûr ; l’animal que j’ai abattu pour en faire un festin n’était qu’un coq ! » Le roi ordonna qu’on lui ramenât le paon, et fit libérer l’homme. Quant aux deux femmes qui avaient accusé leur mari d’avoir tué le paon, elles se virent répudiées.
Ce conte a été initialement publié, par un auteur anonyme aux page 79 à 81 du numéro 1-2-3 de la revue Kampuchea Suriya en 1935. Il a été repris dans le premier volume du recueil de contes cambodgiens de l’Institut Bouddhique. Le texte khmer peut être consulté sur le site de l’Institut Bouddhique, ici.

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Langue khmère : Statistiques de fréquence d’utilisation des mots en khmer

J’ai découvert par hasard un site Internet fort intéressant, proposant quelques outils utiles et gratuits.
Ce qui m’a d’abord le plus intéressé, c’est une liste de 17800 mots khmers classés par fréquence d’utilisation.
Pour constituer leur liste, les auteurs se sont appuyés sur le dictionnaire khmer-anglais de référence, en deux volumes, compilé par Robert Headley et publié en 1977.
L’analyse statistique s’est basée sur des ressources disponibles en ligne. Les auteurs ont constitué une base de données (un corpus de textes) contenant trois millions de lignes de texte. Les auteurs ont essayé d’équilibrer les sujets de leur corpus, en sélectionnant des textes se rapportant à la politique, aux voyages, à la nourriture, aux affaires, à la médecine, etc. Mais, de l’aveu même des auteurs, la sélection s’est faite de façon assez empirique.
Cette liste est probablement utile pour identifier les mots les plus couramment utilisés en khmer à l’écrit. Pour l’oral, c’est une toute autre affaire. Les différences entre l’oral et l’écrit en khmer sont énormes, aussi la liste de fréquence proposée sur ce site n’est-elle absolument pas fiable pour l’oral.
Le site propose encore un outil très intéressant, qui permet de segmenter les mots. Le khmer, à l’écrit, ne place en effet pas d’espace pour séparer les mots les uns des autres, aussi est-il parfois difficile pour un khmérisant débutant de repérer les mots. À cet outil de segmentation, je trouve aussi une utilisation fort intéressante dans le domaine de la traduction professionnelle : s’il est possible de segmenter, il doit également être possible de compter le nombre de mots. C’est extrêmement utile pour estimer le coût d’un travail de traduction à faire à partir du khmer, car nombreux sont les clients qui veulent être facturés au nombre de mots du texte source. Je vais essayer de creuser un peu ce sujet avec les auteurs du site.
La page d’accueil du site se trouve ici (c’est également sur cette page que vous pouvez copier-coller ce que les auteurs appellent le « reading tool » – outil de lecture – pour segmenter les mots).
La liste complète des 17800 mots classés par ordre de fréquence se trouve ici.

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