Le sucre de palme Thnot récompensé par l’ASEAN Food Conference

Le sucre produit par évaporation de la sève du palmier à sucre, généralement appelé « sucre de palme » (ស្ករត្នោត [skâ tnaot]) est l’un de produits les plus connus que l’on obtient à partir de Borassus flabellifer. Connu aussi bien pour ses qualités gustatives que diététiques, le sucre de palme cambodgien de la province de Kâmpong Speu, qui bénéficie depuis 2010 d’une IGP au Cambodge et pour lequel une demande d’IGP est en cours d’examen par l’union européenne, cherche à obtenir une reconnaissance internationale. En 2005 déjà, le sucre de palm bio de la société cambodgienne CONFIREL avait remporté un premier prix à l’occasion du salon NatExpo à Paris.
On vient d’apprendre que ce même sucre, commercialisé par CONFIREL sous la marque « Thnot » a encore été récompensé par une médaille d’or à l’occasion de la quinzième édition de l’ASEAN Food Conference qui vient de se tenir à Ho Chi Minh-ville au Vietnam.
Pour en savoir un peu plus sur cette récompense, je vous invite à lire ici un article du site CambodgeMag en français, et ici un article du Phnom Penh Post en anglais.
Le site de CONFIREL donne sur son site web une description succincte de ce produit, ici (page en français).
Ci-dessous, le certificat « Meilleurs produits de l’ASEAN » attribué à CONFIREL pour son « sucre organique Thnot » (j’ai récupéré l’image sur le site d’information en khmer Thmey Thmey, qui consacre ici un article à cet évènement) :

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Lien utile : Vocabulaire khmer de l’anatomie féminine

Après quelques mois mis à compiler, pendant le cours de mes lectures diverses et variées, le vocabulaire khmer en relation avec le corps féminin, j’ai enfin publié sur Les Érotiques le billet idoine.
Ceux que cela intéresserait sont invités à aller voir sur Les Érotiques, ici.

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Bibliographie : Marie-Alexandrine Martin, Les Khmers daeum

Marie-Alexandrine Martin est une botaniste et ethnologue qui a consacré toute sa carrière au Cambodge. Parmi les nombreux ouvrages que Mme Martin a écrits sur le Cambodge, Les Khmers daeum – « Khmers de l’origine », publié en 1997 aux Presses de l’École Française d’Extrême-Orient (ISBN : 2-85539-783-9) décrit de façon magnifique et magistrale la société des Khmers daeum (ខ្មែរដើម [khmê daeum]), les « Khmers de l’origine », c’est-à-dire ces Khmers restés à l’écart de la société cambodgienne des plaines, vivant dans le massif des Cardamomes.
M. A. Martin a mené pendant de nombreux mois, sur plusieurs années, des recherches de terrain pour étudier la société, l’agriculture, les coutumes, la langue de ces Khmers. En six chapitres, l’auteure dresse un tableau assez complet de cette société, qui se révèle sensiblement différente de celle des Khmers « du centre » (ខ្មែរកណ្ដាល [khmê kândal]).
J’ai été tout particulièrement intéressé par les pages consacrées aux mots et expressions utilisées par les Khmers daeum pour décrire les différents moments de la journée ou pour désigner les liens de parentés. Outre ces passages, le texte de Mme Martin est constellé de locutions et de proverbes spécifiques aux Khmers daeum, inconnu des Khmers de la plaine. Les descriptions de la chasse et de l’agriculture m’ont également semblé passionnantes.
L’ouvrage semble encore disponible en librairie, dans une édition de 2005 (ISBN : 978-2855397832).
Un compte-rendu détaillé de cet ouvrage, publié dans le Bulletin de l’École Française d’Extrême-Orient, se trouve sur le site Persée, ici.
(L’image ci-dessous vient du site d’Amazon)

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Langue khmère : La romanisation du khmer

On appelle « romanisation » l’action qui consiste à « romaniser une graphie », c’est-à-dire à transcrire grâce à l’alphabet latin une langue qui s’écrit grâce à une autre système. Le vietnamien, qui s’écrivait par le passé à l’aide de sinogramme, a ainsi été romanisé (notamment par le missionnaire jésuite Alexandre de Rhodes au XVIIe siècle) de façon à pouvoir être écrit avec l’alphabet latin, auquel ont été ajoutés de nombreux signes diacritiques destinés à restituer les phonèmes du vietnamien n’ayant pas d’équivalent en français.
La langue khmère est écrite à l’aide d’un alphabet, certes complexe, mais dont le nombre de graphèmes (de lettres) reste limité, comparativement au chinois ou au japonais, notamment. Dès lors, la « romanisation » du khmer stricto sensu, c’est-à-dire le remplacement de l’écriture khmère par un alphabet latin, ne semble pas nécessaire. (J’encourage d’ailleurs fortement ceux qui souhaitent apprendre la langue khmère d’apprendre l’alphabet : l’effort est important, mais les avantages sont évidents !)
Cependant, la transcription du khmer en caractères latins n’est pas inutile : elle permet de transcrire les toponymes et les noms de personnes avec des caractères intelligibles de façon universelle, elle facilite également l’apprentissage de la langue, elle permet aussi de rendre compte, pour un non-khmérophone, de la prononciation du cambodgien, même si c’est souvent de façon très approximative.
Pour restituer fidèlement la prononciation du cambodgien, on peut certes avoir recours à l’alphabet phonétique international (API), outil mis en place par les linguistes, qui permet en théorie à ceux qui maîtrisent cet outil de prononcer de façon exacte les mots de n’importe quelle langue. Le souci est que l’API n’est pas à la portée des non-spécialistes, car il recourt à des symboles graphiques parfois assez « exotiques » pour le vulgum pecus : le mot khmer ខ្ញុំ qui signifie le plus souvent, en khmer moderne, « je, me, moi » se transcrit en API [kɲom] ; à moins d’être « initié », un lecteur lambda aura du mal à deviner que le caractère [ɲ] transcrit en réalité le son rendu en français par la graphie « gn », comme dans le mot « pagne ». (Pour l’API du khmer, voir ici une page d’aide, en anglais, de Wikipedia, ou encore ici, la page en française, sur Wikipedia également, de présentation de la langue khmère.)
Il existe également une « translittération » du khmer. La translittération est une « opération qui consiste à transcrire, lettre par lettre, chaque graphème d’un système d’écriture correspondant à un graphème d’un autre système, sans qu’on se préoccupe de la prononciation », dixit ici le Larousse en ligne. La translittération est sans doute un outil utile pour les spécialistes qui veulent connaître l’orthographe exacte d’un mot donné. L’ennui est que cette translittération, par définition, fait fi de la prononciation des mots ; avec la translittération, on en arrive à écrire « ramakerti » pour rendre le mot khmer រាមកិរ្តិ៍, qui se prononce en réalité [réam ké] (le Ramakerti est le nom khmer de l’épopée indienne connue sous le titre de Ramayana, voir ici un billet concernant un ouvrage en français intitulé Aperçu sur le Ramakerti). Étant donné que la translittération a pour but de reproduire l’orthographe des mots khmers, elle doit distinguer par exemple les consonnes ក et គ, qui se prononcent pourtant de la même façon ([k]), et dès lors ក est transcrit [k], tandis que គ est transcrit [g]. La translittération utilise également des symboles peu compréhensibles pour le commun des mortels : ង est transcrit [ṅ], ញ est transcrit [ñ], et ណ est transcrit [ṇ] pour le distinguer de ន, transcrit simplement [n]. (Concernant la translittération du khmer, voir ici un article détaillé de Saverous Lewitz, publié en 1969 dans le Bulletin de l’École Française d’Extrême-Orient.)
J’ai été amené à réfléchir à un système cohérent de transcription du khmer en caractères latins dans le cadre d’un projet spécifique : la publication d’une édition révisée et enrichie de commentaires plus détaillés du recueil des Dictons khmers compilé par Alain Fressanges, publié en 2009 par l’ONG Khmer Community Development, que j’ai cité à de maintes reprises dans les pages de Khmerologie, et dont j’ai parlé ici. Alain m’a demandé de participer à la finalisation de ce projet, et c’est dans ce cadre que j’ai cherché un système de transcription cohérent et capable de restituer, même si ce n’est que de façon approximative, la prononciation khmère des dictons et proverbes cités dans le recueil d’Alain Fressanges.
C’est ainsi que j’ai trouvé plusieurs documents de référence. Celui qui m’a paru le mieux correspondre à nos besoins pour le projet susmentionné est un document intitulé « Romanization System for Khmer (Cambodian) », publié conjointement en 1972 par deux organismes : le United States Board on Geographical Names (BGN) et le Permanent Committee on Geographical Names for British Official Use (PCGN). Ce document est disponible en ligne ici, sur le site officiel du gouvernement britannique. Ce système de romanisation se base sur le système mis au point en 1959 par le Service Géographique Khmer (SGK). Comme l’explique le document, ce système a été mis au point pour romaniser de façon cohérente les noms de lieux cambodgiens cités dans des documents en caractères latins.
La principale qualité de ce système de romanisation est qu’il ne tient normalement pas compte de l’orthographe, mais uniquement de la prononciation des mots khmers. Ainsi, ក et គ sont transcrits tous les deux [k] (API : [k]), ន et ណ sont transcrits [n] (API : [n]), etc. ; les voyelles sont rendues par des transcriptions différentes, lorsque leur prononciation est différente, selon qu’elles sont utilisées avec une consomme de la série « â » ou une consonne de la série « ô » : ainsi, la voyelle ា est transcrite [a] dans កា [ka] et [éa] dans គា [kéa]. La transcription des voyelles indépendantes ne les distingue pas des autres voyelles lorsqu’elles ont la même prononciation : ainsi, les voyelles ឥ et ិ sont transcrites de la même façon [ĭ] (le symbole ˘, appelé « brève » ou « caron », qui est à l’origine un diacritique de l’alphabet grec, est utilisé maintenant comme diacritique de l’alphabet latin et de l’alphabet cyrillique pour noter une voyelle brève).
Pour les détails de la transcription des caractères de l’alphabet khmer, je vous invite à consulter le document BGN/PCGN.
Jusqu’à présent, la transcription utilisée sur Khmerologie était un peu aléatoire. Désormais, je m’efforcerai de m’en tenir à celle du document BGN/PCGN. Une remarque cependant : l’orthographe khmère ne correspond souvent pas à la prononciation réelle des mots. Par exemple, le mot ភូមិ (village) est orthographié [phumi], mais il est prononcé [phum] ; le mot ខ្យល់ [khyâ̆l] se prononce plutôt [kchâ̆l], etc. Sur Khmerologie (et ultérieurement dans la nouvelle version des Dictons khmers), je me propose d’indiquer la prononciation plutôt que l’orthographe.

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Le palmier à sucre : une introduction

Au Cambodge, lorsque l’on parle de « palmier à sucre », on fait le plus souvent référence au végétal connu sous le nom binomial de Borassus flabellifer (littéralement : « borasse porteur d’éventail » ; synonyme : Borassus flabelliformis, « borasse en forme d’éventail »), même si l’expression « palmier à sucre » est sujette à caution car elle peut servir à désigner d’autres espèces de palmiers, notamment Arenga pinnata. On connaît encore ce palmier sous d’autres noms français : palmier Palmyre, rondier, palmier rônier, ou encore borasse. En khmer, B. flabellifer est appelé ត្នោត [tnaot], parfois transcrit « tnot » ou « thnaot ». On pense que ce palmier est originaire d’Inde. Il est en tout cas d’implantation très ancienne au Cambodge.
Ce grand palmier est reconnaissable à sa couronne sphérique de 25 à 40 feuilles costopalmées. On le trouve dispersé dans toutes les campagnes du Cambodge, si bien qu’il est l’arbre symbole du royaume, au point que nombreux sont les Cambodgiens qui considèrent que toutes les régions où l’on trouve le palmier Palmyre sont des terres khmères, y compris la Cochinchine vietnamienne et le plateau de Khorat thaï.
B. flabellifer est un végétal extrêmement important au Cambodge. Les Cambodgiens l’exploitent pour en retirer de nombreuses ressources : sucre de palme (ស្ករត្នោត [skâ tnaot], obtenu par évaporation de la sève et se présentant sous diverses formes), jus de palmier (ទឹកត្នោតផ្អែម [teuk tnaot ph’aèm], littéralement « jus sucré de palmier », qui est la sève fraîchement recueillie), vin de palme (ទឹកត្នោតជូរ [teuk tnaot chu], littéralement « jus acide de palmier », obtenu par fermentation du jus de palmier), vinaigre, alcool distillé, fruit, bois utilisé en menuiserie, pour fabriquer de menus objets ou encore pour construire des embarcations, feuilles utilisées comme matériau de couverture pour les toits des maisons, racine utilisée en pharmacopée cambodgienne, boîtes, éventails, chapeaux, cordes avec les fibres de différentes parties de l’arbre, support d’écriture (les feuilles peuvent servir à confectionner les ôles sur lesquelles sont écrits les livres sacrés)… On explique que l’on connaît au Cambodge 108 usages différents pour le palmier à sucre (un poème tamoul donne même une liste de 801 usages du palmier Palmyre !).
La profession de « grimpeur de palmier à sucre » (អ្នកឡឿងត្នោត [néak laeung tnaot]) est connue pour sa dangerosité : les paysans doivent en effet, pour aller recueillir la sève qui s’écoule par incision des fleurs mâles ou femelles, grimper à l’aide d’une échelle de perroquet (appelée បង្អោង [bâng’aong]) au sommet du palmier, qui peut atteindre la hauteur respectable de 35 mètres), sans grandes précautions de sécurité. Aussi les chutes accidentelles sont-elles nombreuses qui ont de graves conséquences. Ce métier est si dangereux qu’à l’époque du protectorat, ceux qui l’exerçaient étaient exemptés du paiement de l’impôt. Aujourd’hui, ne deviennent grimpeurs de palmier à sucre que les plus défavorisés ; d’ailleurs, il est plus en plus difficile de trouver des grimpeurs, ce qui ne manque pas de poser des problèmes pour la production du sucre de palmier qui commence à être connu sur les marchés internationaux et pour lequel une demande d’IGP a été déposée auprès de l’Union Européenne.
Ce végétal a également inspiré nombre de chanteurs et de poètes.
(J’ai formé le projet de rédiger un livre consacré au palmier à sucre au Cambodge. J’en partagerai sur Khmerologie et sur Sinogastronomie des extraits sous forme de billets. Toutes les suggestions sont les bienvenues.)
Ci-dessous, une chanson de Preap Sovath racontant les amours d’un grimpeur de palmier à sucre et d’une jeune citadine (la chanson s’intitule ខ្មៅខ្មែរត្នោតផ្អែម [khmav khmaè tnaot ph’aèm] : Khmer au teint sombre, palmier sucré) :

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Bibliographie : Saveros Lewitz, Note sur la translittération du cambodgien

En préparation de la publication d’une nouvelle édition commentée des Dictons khmers d’Alain Fressanges, je suis à la recherche d’un système cohérent permettant de transcrire phonétiquement le cambodgien en caractères latins. L’une des pistes explorées est le système de translittération utilisé notamment dans les publications de l’École Française d’Extrême-Orient. J’ai trouvé sur le site Persée un article de Saveros Lewitz (Saveros Pou ពៅ សាវរស), publié dans le tome 55 (1969) du Bulletin de l’École Française d’Extrême-Orient (BEFEO) et intitulé « Note sur la translittération du cambodgien ».
Dans cet article, Saveros Lewitz présente de façon systématique le système de translittération du cambodgien. C’est ce système que l’on trouve utilisé dans de nombreux documents consacrés au Cambodge. Cet article, qui donne des tableaux de correspondance entre lettres de l’alphabet khmer et caractères latins utilisés pour la translittération, est donc extrêmement utile pour qui, ne maîtrisant pas ce système de translittération, a parfois du mal à identifier les mots cambodgiens translittérés.
L’article est disponible en ligne, ici.
(Lien consulté le 20 novembre 2017.)

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Palmiers du Cambodge

Les palmiers, classés par les botanistes dans la famille des arécacées Arecaceae ou palmacées Palmae (les deux noms sont synonymes), sont des plantes monocotylédones se reconnaissant facilement par leur tige non ramifiée, appelée stipe, surmontée d’un houppier de feuilles pennées ou palmées. Les palmiers symbolisent les déserts chauds, les côtes et les paysages tropicaux (voir ici l’article que Wikipedia consacre en français à la famille des arécacées). Notons que les rotins appartiennent aussi à la famille des Arecaceae.
Plusieurs représentants de cette famille se trouvent au Cambodge. Je propose ici de présenter rapidement les principales espèces, dans l’ordre alphabétique de leurs noms binomiaux. Dans ce billet, trente espèces sont citées. Le site Palmpedia cite quelque 37 espèces présentes au Cambodge, la liste donnée ici n’est donc pas exhaustive. J’ai dressé ma liste en m’appuyant sur la Flore photographique du Cambodge et sur le Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge. Sauf mention contraire, toutes les illustrations données ici viennent du site Palmpedia.
Une remarque : malgré son apparence, l’arbre du voyageur (Ravenala madagascariensis), en khmer ចេកផ្លិត [chek phlet], ចេកកាល [chek kal] n’est pas un palmier ; il appartient à la famille des strélitziacées, comme le fameux « oiseau de paradis » (Strelitzia reginae), bien connu des fleuristes.
Areca catechu, ស្លា [sla], fr. : aréquier, palmier à bétel ; an. : betel nut tree ; ch. : 槟榔树 [bīnglángshù]
Il s’agit d’une plante monoïque : un même individu porte des fleurs mâles et des fleurs femelles. Ce palmier atteint la taille respectable de 15 à 30 mètres. Ses feuilles sont longues de 1 à 1,8 m. L’aréquier porte des fruits fibreux, ovoïdes jaunes, jaune orange ou rouges. Ces fruits sont connus sous le nom de noix d’arec et, mélangés avec des feuilles de Piper betle (feuilles de bétel) et de la chaux donnent le bétel. Le bétel est une chique très populaire en Asie du Sud-Est. Elle teinte la salive en rouge. À Taiwan, les inflorescences (槟榔花 [bīnglánghuā]) peuvent être consommées sous forme de sauté, le plus souvent avec du porc (j’avais présenté cet ingrédient culinaire sur Sinogastronomie, ici) ; à Formose également, il arrive aussi que l’on consomme le « cœur d’aréquier » (槟榔心 [bīnglángxīn], appelé aussi 半天笋 [bàntiānsǔn]) lorsque les arbres sont abattus par les typhons. (Sources : Flore photographique du Cambodge, Flore de la République Populaire de Chine, données personnelles)
Areca triandra, ស្លាព្រៃ [sla prey], fr. : aréquier sauvage ; (nom anglais inconnu) ; ch. : 三药槟榔 [sānyào bīngláng]
Les fruits peuvent être chiqués avec le bétel, comme la noix d’arec. Le tronc est recherché pour la construction des cases. Le bourgeon apical, souvent appelé « chou palmiste » est comestible. Mais la récolte de ce bourgeon provoque la mort du palmier, car ce dernier est incapable de former des branches latérales. (Sources : Dictionnaires des plantes utilisées au Cambodge, Flore de la République Populaire de Chine, site Useful Tropical Plants)
Arenga pinnata, ជក់ [chǔk], ដូងព្រៃ [dong prěy], ត្នោតជ្រៃ [tnaot chrěy], ដូងប្រេង [dong preng], fr. : palmier sucré, an. : sugar-palm ; ch. : 桄榔 [guāngláng] ; 沙木 [shāmù]
Palmier haut de 7 à 10 mètres. Au Cambodge, cette espèce est assez rare. On utilise ses fibres pour en faire des cordages. Dans d’autres pays, la sève sucrée sert à faire du Sucre. Zhou Daguan (Tcheou Ta-kuan), dans le premier paragraphe (« La ville murée ») de ses Mémoires sur les coutumes du Cambodge, cite le nom chinois de ce palmier (桄榔 [guāngláng]), en disant que « sur le rempart, on a semé en certains endroits des arbres guanglang » (voir la traduction de Paul Pelliot) ; je soupçonne fort que Zhou veut parler en réalité du palmier à sucre (Borassus flabellifer), qu’il ne connaissait pas. (Sources : Dictionnaire des plantes utilisées su Cambodge, Flore de la République Populaire de Chine, données personnelles.)
Arenga westerhoutii, (noms khmer et français inconnus), an. : Westerhout’s sugar palm ; (nom chinois inconnu)
Palmier solitaire qui culmine à une hauteur de 12 mètres, avec un gros stipe court. Les fruits sont globuleux, verdâtres et noirs à maturité. La feuille sert comme chaume pour couvrir les toits. Ce palmier sert localement à la production de sucre. Le jeune fruit est utilisé pour préparer des bonbons au goût agréable ; le cœur est consommé occasionnellement. (Source : Flore photographique du Cambodge)
Borassus flabellifer, ត្នោត [tnaot], fr. : borasse, rônier, palmier (de) Palmyre, palmier à sucre ; an. : doub palm, Palmyra palm, Tala palm, toddy pal, wine palm ; ch. : 糖棕 [tángzōng] ; 扇椰子 [shànyēzi] ; 扇叶树头榈 [shànyè shùtóu lǘ]
Palmier essentiel dans la civilisation khmère ! Il s’agit d’un palmier dioïque (il existe des arbres mâles et des arbres femelles), qui atteint une hauteur de 20 à 25 mètres. Il connaît de très nombreuses utilisations : 108 usages selon certaines sources cambodgiennes, pas moins de 801 usages selon un ancien poème tamoul. Ce palmier est connu notamment pour son sucre, produit à partir de sa sève. (Je prévois de consacrer une longue série de billets à ce palmier et à ses usages au Cambodge.) (Source : Flore photographique du Cambodge, Flore de la République Populaire de Chine, données personnelles)
Calamus bousigonii, ផ្ដៅអារ៉េច [pdav aréch] ; (noms français, anglais et chinois inconnus)
Palmier lianescent à tige ascendante, parfois grimpante, longue de 26 à 30 mètres, croissant près des cours d’eau. On le rencontre en Thaïlande, au Cambodge et au Vietnam. Tige employée pour faire des nattes et des meubles. (Source : Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge)
Calamus palustris, ផ្ដៅឈ្វាំង [pdav chhvéang], ផ្ដៅជូរ [pdav chu] ; (noms français et anglais inconnus) ; ch. 泽生藤 [zéshēngténg]
Grand rotin grimpant à 30 m de haut des forêts semi-denses du Cambodge et du Sud-Vietnam. Fruits comestibles. Tige souple et résistante très bonne pour les travaux de vannerie. Présent dans le sud de la Chine. (Sources : Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge, Flore de la République Populaire de Chine)
Calamus rudentum, ផ្ដៅដំបង [pdav dâmbâng] ; (noms français, anglais et chinois inconnus)
Grand palmier sarmenteux, peu grimpant, à tige longue jusqu’à 100 mètres, rencontré en forêts humides et inondées du Cambodge et du sud du Vietnam. Les fruits sont comestibles. Les tiges servent à de multiples usages : fabrication des radeaux, des câbles, des amarres, en vannerie comme armatures de meubles, pour faire des liens pour animaux, ou des cannes de luxe. (Source : Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge)
Calamus saliciformis, ផ្ដៅរពាក់ [pdav ropěak], រពាក់ [ropěak] ; (noms français, anglais et chinois inconnus)
Petit rotin buissonnant, souvent grimpant, à tiges longues de 2 à 4 m, rencontré dans les endroits déboisés et près des habitations du Cambodge et du Sud-Vietnam. Fruits comestibles, mangés surtout par les enfants. Tige employée en vannerie. Les racines sont utilisées en pharmacopée comme purgatives et hypotensives. La médecine vétérinaire les utilise pour le traitement des maladies des chevaux. (Source : Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge)
(L’illustration du fruit vient du site Chanbokeo, ici)
Calamus tetradactylus, ផ្ដៅសាង [phdav sang], ផ្ដៅសែង [phdav saeng]; an. : multi-spined white rattan ; ch. : 白藤 [báiténg], 鸡藤 [jīténg]
Grand rotin à tige longue de 20-70 m, d’origine chinoise (Hainan), rencontré au Cambodge dans les formations secondaires près des cours d’eau. Fruits comestibles. Rotin très apprécié en vannerie. Les décoctions de racines sont absorbées contre la fièvre. En Chine, se trouve dans les provinces du Fujian, du Guangdong, de Hainan et du Guangxi. Présent aussi à Hong-Kong et au Vietnam. (Sources : Dictionnaire des plantes utilisés au Cambodge, Flore de la République Populaire de Chine)
Calamus viminalis, ផ្ដៅក្រែក [pdav praek] ; (noms français et anglais inconnus) ; ch. : 柳条省藤 [liǔtiáoshěngténg]
Rotin grimpant à tige longue de 2 à 15 mètres, rencontré en forêts semi-denses ou en arrière-mangrove de l’Indochine et de l’archipel malaise. Employé en vannerie grossière et pour faire des cordages ainsi que pour la fabrication de cannes. En Chine, on trouve ce rotin dans la province du Yunnan. Les pousses sont comestibles et les fruits sont parfois vendus ; la pulpe des fruits mûrs est également comestible. À partir de ce rotin, on fabrique aussi divers outils et objets. (Sources : Dictionnaire des plantes utilisées au Camnbodge, Flore de la République Populaire de Chine, Palmpedia)
Caryota mitis, ទន្សែតូច [ronsae tôch] ; fr, : caryote doux, palmier à queue de poisson de Birmanie, caryote drageonnant ; an. : fishtail palm, clustered fishtail palm ; ch. : 短穗鱼尾葵 [duǎnsuì yúwěikuí], 酒椰子 [jiǔyēzi]
Palmier cespiteux de 2 à 10 mètres. Les fruits sont des baies globuleuses, terminées par un stigmate discoïde. La moelle de la tige est comestible et fournit un féculent analogue au sagou. Le cœur est comestible, il est consommé par les Iban, groupe indigène du sud-ouest de Sarawak, à l’est de la Malaisie. Avec les fruits, on peut faire un vin de palme. Par évaporation du sucre et distillation on peut fabriquer une liqueur. L’amas feutré des poils de l’aisselle sert comme amadou que les médicastres brûlent sur la partie malade du patient. (Sources : Flore photographique du Cambodge, Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge, Les Palmiers tropicaux (publication de la FAO), Flore de la République Populaire de Chine, Wikipedia)
Caryota urens, ទន្សែ [tonsae], fr. : palmier céleri, palmier rasta ; an. : fishtail palm, jaggery palm, toddy palm ; ch. : 董棕 [dǒngzōng], 酒假桄榔 [jiǎjiǎguāngláng], 果榜 [guǒbàng]
Les feuilles donnent des fibres solides, employées en vannerie. Les fleurs peuvent être utilisées pour l’extraction du sucre. Les tiges coupées donnent un sucre qui peut fermenter en vin. Le fruit, débarrassé de ses poils raides, est sucré et agréable à manger. Le tronc peut être employé en construction. En Inde, la fécule extraite du stipe de Caryota urens ou sagou, constitue une source d’aliments chez certaines populations tribales. Ce produit est presque similaire à la fécule du sagoutier (Metroxylon sagu) d’Asie du Sud-Est. En Chine, on trouve ce palmier dans les régions du Guangxi et du Yunnan. L’extrémité des jeunes arbres peut être utilisée comme légume. (Sources : Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge, Les Palmiers tropicaux, Flore de la République Populaire de Chine)
Cocos nucifera, ដូង [dông], fr. : cocotier ; an. : coconut, coconut palm, copra ; ch. : 椰子 [yēzi]
Il existe de nombreuses variétés ou cultivars du cocotier. Toutes les parties du cocotier sont utiles. Les feuilles servent à couvrir les maisons ou décorer des portiques, des salles de fêtes ou de réunion. Les fleurs sont parfois employées dans les cérémonies de mariage. La partie la plus utilisée est le fruit, ou noix de coco dont l’eau (albumen liquide) sert de boisson rafraîchissante. Le coprah (albumen solide) donne une huile aux usages multiples (cuisine, cosmétique…). L’enveloppe fibreuse du fruit s’utilise généralement pour faire des balais. En pharmacopée, les racines du cocotier sont réputées efficaces contre la dysenterie. La noix, débarrassée de ses fibres, brûlée sur les cendres chaudes, laisser exsuder une matière huileuse employée pour calmer les maux dentaires. La nervure centrale des feuilles est utilisée pour attacher les extrémités des feuilles de bananier qui enveloppent les gâteaux de riz glutineux grillés (នំអន្សមអាំង [nom ânsang ang]). Le cœur de cocotier est populaire en Thaïlande comme légume. Un petit nombre de plantations a été créé récemment spécialement dans le but de produire des cœurs de cocotier. Des cultivars sélectionnés sont plantés avec un espacement moins important, d’environ 1,5 à 2 m, et les cœurs sont cueillis au bout de deux ans. Aujourd’hui, ce produit est disponible toute l’année en Thaïlande. Les cœurs sont préparés sautés, ou ajoutés à des currys. (Sources : Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge, Tools and Practices, Les Palmiers tropicaux, Flore de la République Populaire de Chine, JIRCAS)
Corypha umbraculifera, ទ្រាំង [tréang] ; fr. : latanier ; an. : talipot ; ch. : 贝叶棕 [bèiyèzōng], 行李叶椰子 [xínglǐyè yēzi]
Palmier pouvant atteindre une dizaine de mètres de hauteur, rencontré en forêt semi-dense de la péninsule indochinoise. Les feuilles jeunes, qui peuvent atteindre une longueur de 12 mètres (pétiole compris) sont utilisées pour confectionner les ôles sur lesquelles sont écrits les sutras. Les fruits servent de stupéfiants pour les poissons ; les pêcheurs les emploient dans ce but en période de basses eaux. On peut extraire la sève de l’arbre en incisant l’inflorescence ; cette sève peut servir à confectionner du vin de palme ou du sucre. Les jeunes graines, cuites dans un sirop de sucre, sont comestibles (attention : les graines matures sont vénéneuses). La moelle séchée de l’arbre donne un amidon comestible. D’autres parties de la plante sont utilisées en pharmacopée. (Sources : Dictionnaires des plantes utilisées au Cambodge, Flore de la République Populaire de Chine)
Dypsis lutescens (syn. Chrysoladocarpus lutescens) ; (nom khmer inconnu) ; fr. : palmier cane d’or, palmier multipliant, areca, palmier d’arec ; an. : areca palm, buttefly palm, cane palm, golden yellow palm, yellow butterfly palm, yellow palm ; ch. : 散尾葵 [sǎnwěikuí], 黄叶子 [huángyēzi]
Palmier monoïque pouvant atteindre la taille de 12 mètres, souvent à stipes groupés par 6 à 10. Les fruits sont des drupes ovoïdes, à endocarpe fibreux. Ce palmier est menacé dans son habitat naturel (zones sableuses proches des rivages), mais très commune comme palmier d’intérieur. Originaire de Madagascar, il est souvent cultivé dans les jardins du sud de la Chine, à cause de sa forme élégante. (Sources : Flore photographique du Cambodge, Flore de la République Populaire de Chine)
Elaeis guineensis, ដូងព្រេង [dong préng] ; fr. : palmier à huile ; an. : oil palm ; ch. : 油棕 [yóuzōng], 油椰子 [yóuyēzi]
Palmier haut de 4-15 m, originaire de l’Afrique occidentale, introduit comme ornemental dans les jardins publics. L’huile des fruits peut être utilisée pour la fabrication des bougies et des savons, celle extraite des graines sert dans l’alimentation. Ce palmier est cultivé dans les régions tropicales de Chine : Taiwan, Hainan et Yunnan. L’huile extraite des grains peut servir d’huile de cuisine, mais elle est surtout massivement utilisée par l’industrie alimentaire. (Sources : Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge, Flore de la République Populaire de Chine)
Korthalsia bejaudii, ផ្ដៅព្រះ [phdav préah], ព្រះផ្ដៅ [préah phdav] ; (noms français, anglais et chinois inconnus)
Palmier grimpant, épineux, à feuilles en forme d’éventail, des forêts du Cambodge où il semble endémique. Les tiges sont utilisées pour la fabrication des cannes de luxe et des paniers. (Source : Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge)
(Je n’ai pas trouvé d’illustration pour ce palmier, qui est inconnu sur Palmpedia.)
Korthalsia laciniosa, ផ្ដៅសោម [phdav saom], ផ្ដៅសឹង [phdav seung] ; (noms français, anglais et chinois inconnus)
Grand palmier grimpant très haut dans les arbres de la forêt dense de l’Indochine, de la péninsule malaise, des îles Nicobar et Andaman, de l’Indonésie (Sumatra, Java) et des Philippines. Espèce recherchée pour la confection des cordes et des paniers. (Source : Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge)
Licuala spinosa, ផ្អាវ [ph’av] ; fr. : licuala épineux ; an. : mangrove fan palm ; ch. : 刺轴榈 [cìzhóulǘ]
Palmier, haut de 2-7 m, à tronc épais de 4-7 cm, croissant dans les régions humides d’eau douce et salée de l’Asie tropicale. Les feuilles sont utilisées pour la confection de chapeaux et pour envelopper les aliments. Le cœur et le bourgeon terminal sont appréciés comme légumes. En pharmacopée cambodgienne, les racines entrent dans la composition d’un remède fébrifuge et pour la santé du fœtus. L’écorce du tronc serait efficace contre la tuberculose. En Chine, est présent sur l’île de Hainan. (Sources : Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge, Flore de la République Populaire de Chine)
Livistona saribus (syn. Lavistona cochinchinensis), ទ្រៀក [treak] ; fr. : palmier crocodile ; an. : taraw palm ; ch. : 大叶蒲葵 [dàyè púkuí], 大蒲葵 [dàpúkuí]
Grand palmier, haut de 20 à 25 mètres, épais de 15 à 30 cm, des formations denses ou secondaires de l’Asie tropicale. Les feuilles servent à couvrir les paillotes et à faire des chapeaux. En Chine, on trouve ce palmier dans les provinces du Guangdong, de Hainan et du Yunnan. (Sources : Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge, Flore de la République Populaire de Chine)
Myrialepis paradoxa, ផ្ដៅស្នោ [phdav snao], ផ្ដៅមាស [phdav meas], ត្រែសអាចម៍ [traeh sach], មាន់ [moan] ; fr. : rotin ; an. : rotan kertong, kertong rattan, rattan ; (nom chinois inconnu)
Palmier grimpant dont la tige peut atteindre 40 mètres, rencontré dans les forêts secondaires, près des cours d’eau de la péninsule indochinoise, de la péninsule malaise, à Singapour et à Java. Les tiges sont employées en vannerie pour faire des cannes et des cordages. (Source : Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge)
Nypa fruticans, ចាក [chak] ; fr. : cocotier d’eau, palmier nipa ; an. : nipa palm ; ch. : 水椰 [shuǐyē], 露壁 [lùbì], 烛子 [zhúzi]
Palmier, haut de 2 à 10 m, croissant dans l’eau salée ou saumâtre des mangroves d’Asie et d’Océanie. Les feuilles servent à envelopper certains gâteaux, tels les « num katâm » (នំកាតំ) et souvent à couvrir les toitures. Les inflorescences peuvent être utilisées, comme celles du palmier à sucre, pour la fabrication du sucre, du vinaigre et de l’alcool. Les jeunes feuilles peuvent être consommées crues ou confites. Les feuilles peuvent servir pour couvrir les toits ou pour tresser des paniers. En Chine, ce palmier est présent dans le sud-est de l’île de Hainan. (Sources : Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge, Flore de la République Populaire de Chine)
Oncosperma tigillarium, ស្លាតាឱន [sla ta’aon] ; (noms français, anglais et chinois inconnus)
Palmier, haut de 20-30 m, à stipes en touffes, armés de longues épines noires. Commun dans les forêts littorales, au bord des cours d’eau du Cambodge et du Vietnam du Sud, très abondant dans la province de Koh Kong au Cambodge. Bois noir, très dur, utilisé comme pieux dans la construction des barrages, la fabrication de planches, la confection des baleines de parasol. Fruit vert pouvant remplacer la noix d’arec dans la chique du bétel. (Source : Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge)
Phoenix dactylifera, លម៉ើ [lomeu] ; fr. : palmier-dattier, dattier ; an. : date palm ; ch. : 海枣 [hǎizāo], 波斯枣 [bōsīzǎo], 无漏子 [wúlòuzi] ; 番枣 [fānzǎo] ; 伊拉克枣 [yīlākèzǎo] ; 枣椰子 [zǎoyēzi], 仙枣 [xiānzǎo]
Palmier, haut de 2 à 8 m, cultivé par des peuplades de l’Arabie et de l’Afrique du Nord vers 4000 avant J.-C. pour ses fruits sucrés, importés jusqu’en Indochine, assez appréciés des Cambodgiens. La sève prélevée à partir de ses inflorescences peut également servir à produire du sucre, ses feuilles peuvent être utilisées pour fabriquer du papier. Le bois est utilisé en construction. (Sources : Flore de la République Populaire de Chine, Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge)
Phoenix loureiroi (syn. Phoenix hanceana), កំពេញ [kâmpénh], ដើមប្រើស [daem praeh] ; (nom français inconnu) ; an. : mountain date palm ; ch. : 刺葵 [cìkuí]
Palmier pouvant atteindre une hauteur de six mètres. Les fruits sont des baies oblongues. D’après la Flore de la République Populaire de Chine, ces baies sont comestibles ; d’après Pauline Dy Phon, le fruit a la saveur de la datte. Les jeunes pousses peuvent être consommées en légumes. Le bourgeon constitue une excellent chou palmiste très recherché. La feuille peut servir de balai. (Sources : Flore photographique du Cambodge, Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge, Flore de la République Populaire de Chine)
Pinanga cochinchinensis (syn. Pinanga sylvestris), ស្លាស្ងាប [sla sngap] ; (noms en français, anglais et chinois inconnus)
Palmier, haut de 2-4 m, des formations surtout littorales du Cambodge et du Vietnam du Sud. Fruits pouvant remplacer la noix d’arec dans la chique du bétel. On les emploie quelquefois comme appâts pour la pêche. (Source : Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge)
Pinanga duperreana, ស្លាខ្មៅ [sla khmav], ស្លាកណ្ដុរ [sla kândol] ; (noms français, anglais et chinois inconnus)
Palmier grêle, croissant en touffes, haut de 2 à 6 m, des formations denses et semi-denses de plaine et de moyenne altitude, du Cambodge, du Laos, du Vietnam. Le bourgeon terminal et la moelle du tronc sont comestibles. Les fruits peuvent remplacer la noix d’arec dans la chique du bétel. (Source : Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge)
(Je n’ai trouvé aucune image de ce palmier.)
Plectocomia pierreana (syn. Plectocomia cambodiana), ផ្ដៅត្រែស [phdav traeh], ផ្ដៅអាចម៍មាន់ [phdav ach moan] ; (noms français, anglais et chinois inconnus)
Palmier grimpant long de 10 à 20 mètres, épineux, des forêts denses du Cambodge, rencontré surtout dans les provinces de Kampot et de Kampong Chhnang. Les tiges servent à faire des cordages et des objets de vannerie. (Source : Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge)
Roystonea regia, ស្លាបារាំង [sla barang] ; fr. : palmier royal, palmier royal de Cuba ; an. : royal palm, Cuban royal palm, Florida royal palm ; ch. : 王棕 [wángzōng] ; 大王椰子 [dàwáng yēzi]
Palmier, haut de 4 à 8 mètres, originaire de Cuba, planté le long de certaines avenues et parcs publics comme ornemental. En Chine, ce palmier est cultivé dans les régions chaudes du sud. Le fruit contient de l’huile et peut être utilisé comme fourrage pour les porcs. Les feuilles sont utilisées pour les toitures et le bois pour la construction. Les racines sont utilisées comme diurétique. (Sources : Dictionnaire des plantes utilisées au Cambodge, Flore de la République Populaire de Chine, Wikipedia)

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